Aujourd’hui, nous allons parler d’un sujet épineux !
(ou plutôt mordant… vous nous direz !)
Chez Curiosités, nous n’avons pas peur des tabous, et nous adorons casser certains préjugés. Surtout lorsqu’il s’agit de bon sens !

Vous êtes prêts ?
Parlons des mulots, des mulots dans les patates douces, des mulots dans les courges spaghettis, bref, des mulots ! 😱🐭

Parce que oui, quand on est producteur et qu’on souhaite faire de la biodiversité un sujet prioritaire, on est parfois confronté à ce genre de -petites- galères. Et comme la biodiversité ce n’est pas simplement accepter de jolies petites abeilles et fleurs sauvages 🐝🌼🌈 (les champs ne sont pas sous cloches qu’on se le dise), il nous faut faire preuve de plus de souplesse dans nos habitudes de consommation.

La biodiversité, c’est un tout. Redonner à la nature la place et la liberté de s’exprimer, revenir à de la production raisonnée, locale et naturelle, dans la mesure du possible.


« Mais….des mulooooooots quoi ! »

On se calme. Il y a mulots et mulots. On ne va pas vous demander d’adopter deux mulots pour chaque kilo de patates douces, rassurez-vous ! Ce dont on aimerait vous parler, c’est de cette triste habitude de fuir les fruits et légumes grignotés. On aime l’idée d’une agriculture plus naturelle, mais dès qu’un fruit ou qu’un légume n’est pas parfait, nous avons le reflex de le reposer avec une grimace.

Pour commencer, rappelez-vous qu’un légume ou qu’un fruit grignoté ne l’est jamais par hasard. Un petit coup de bec ou une légère morsure indique surtout que vous avez devant vous un fruit/légume incontestablement bon. Vous pouvez leur faire confiance, ils savent dans quoi ils tapent.

Un mulot, c’est bien plus mignon qu’un gros rat porteur de maladie, et surtout : ils sont inoffensifs. Une morsure dans un fruit ou un légume n’altère ni la qualité du dit légume, ni votre santé, c’est promis !


Le vrai soucis, c’est plutôt notre regard sur les légumes grignotés.
(à croire que nous ne sommes pas partageurs… 🤔😂)

Il y a bien une raison pour laquelle l’idée ne nous plait pas du touuuut… Nous avons fini par mettre tous les rongeurs dans le même sac, (on évite de faire tomber le sac s’il vous plait, ça fait beaucoup de rongeurs en liberté !), mais celui dont il faut se méfier est bien le rat. Ses excréments et urines peuvent être porteurs de maladie. C’est la même chose pour les renards.

Et pour les mulots ?” Vous ne craignez rien on vous dit, les mulots, c’est différent.


Autre point important, et on vous conseille de vous asseoir : un petit croc de mulot devrait être le dernier de nos soucis quand on sait ce qu’il se passe parfois dans la grande distribution…

Alerte Scoop : c’est souvent dans les produits joliment emballés et présentés que vous trouverez des traces d’animaux broyés et d’excréments. Le tri reste parfois à désirer dans l’industrie agroalimentaire, et nombreux sont les pauvres petits rongeurs ou autres qui se retrouvent coincés dans les machines et rouages automatisés [frissons dans le dos]…
Dans une grande surface, tout est plastifié, vernis, maquillé, et vous ne savez pas vraiment tout ce qui se trouve dans votre purée en conserve (de rien 😂)

La transparence, c’est crucial si on veut avoir confiance en ce qu’on achète, c’est pour ça qu’on vous raconte tout ça !

Alors OUI, on l’avoue, nos légumes sont tellement délicieux qu’il arrive que les mulots ne puissent s’empêcher d’y goûter…


Bref, c’est un sujet sensible, mais très important à aborder selon nous ! Pour information, 20% de la production de patates douces de notre producteur, Simon, sont grignotées ! Méritent-elles de finir à la poubelle par méconnaissance du sujet et des enjeux ?

Quel est votre avis sur la question ? N’hésitez pas à nous faire part de vos ressentis via les réseaux sociaux ! On vous répondra avec plaisir ! 😉

Belle journée à tous et à toutes ! (et bonne purée en bocal hi hi !)